mardi 7 août 2007

A bad dream (Keane)

"Fly" HeavilyBroken56



Cinquième + punching ball parfait = 1 entrée


Lorsque je sue sus qu’en cinquième je me retrouvai avec MM (qu’on aurait pu confondre avec Mireille Matthieu tant « changement de coiffure » était absent de son vocabulaire), je ne pouvais réprimer une joie intense.

En effet, je me retrouvai là avec un spécimen tout à fait particulier. N’ayant redoublé seulement que quatre fois, MM aimait à porter des pulls trois fois trop grands pour lui, certainement un cadeau empoisonné tricoté par son arrière arrière arrière arrière ... arrière grande-tante germaine.

De plus, MM était d’une laideur peu commune dans nos contrées, sublimé par son (à-tout-casser) 1m30 qu’il compensait par un sourire digne d’une publicité pour Fr**dent si l’on exceptait l’aspect jaunâtre de ses deux dents de devant, chacune de la taille de l’ex-URSS (je ne vous parle pas de l’haleine pas si fraîche qui en réchappait parfois souvent).

Ce qui me frappa tout d’abord chez lui après ses oreilles à la Dany Boon, était son cerveau qui était inversement proportionnel à leur écartement. En effet, pas plus grande qu’une noix, son cerveau –si on puit dire – était aussi fade et insignifiant que sa personnalité – même. Fonctionnel 5 minutes par jour, (dans les beaux jours), sa cervelle consacrait le reste du temps au développement de son esprit poétique comme en témoignent ses expressions fêtiches « enc*l* » « co**ard »...Vers la fin de l’année j’en étais même venue à me demander s’il n’était pas paranoïaque à se parler à lui-même de la sorte mais saluai par ce geste sa dévotion sans bornes à la vérité.

Mais ce qui faisait de lui mon idole, était que convaincu que j’étais une Jacky Chan en herbe, à tout moment de la journée, il n’eut de cesse de tester mes capacité martiales si occultées.

Mais la dure réalité était là : Je tenais décidément plus du Jacky que du Chan.

-Mes expériences en tant que Bruce Lee se limitant à celles déclenchées lorsque mes frères oubliaient de me répéter 5 fois matin, midi et soir à quel point j’étais parfaite et brillante, j’dec-

Lorsqu’il ne s’attelait pas à la tache de violences corporelles qui lui tenait tant à coeur, par souci de faire de moi son souffre-douleur préféré, il se plaisait à étaler ce qu’il appelait « muscles » mais que j’assimilai plutôt à des piqûres de moustique n’ayant pas encore enflé.

Par ailleurs, je fus subjuguée par sa propension naturelle au racket car oui, lorsqu’il ne m’abreuvait pas si gentiment de ses coups de pieds, je me trouvai dans l’obligation de lui fournir du matériel scolaire – qu’il finissait toujours par m’emprunter à vie.

Enfin, il me semble important de préciser qu’à cette époque, j’aurais pu jurer qu’il aurait été une doublure vocale parfaite (bien que doublure tout court aurait suffi) pour Gollum, tant sa voix était monstrueuse et irritante.


Cependant, cette percée au cinéma n’aurait pas été faite pour lui :

en effet je ne doute en aucun cas de son perfectionnement dans le domaine où il excellait le plus à savoir


... la délinquance professionnelle.



- justice est faite -

Moi ? Le mépriser ? Jamais au grand jamais !

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