vendredi 10 août 2007

Kiss me (Six Pence None The Richer)

"Princess and the Frog" Hallopino



Lorsque cet été, je fis part de mon célibat, à quelques amis, je vis leurs yeux emplis de compassion qui me fixaient d’un air désolé. Je semblais donner tout le sens au mot «irrécupérable» dont j'étais visiblement la réincarnation. Après maints débats sur ce sujet fortement polémique, un ami très proche (dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis quatre ans) s’approcha vers moi, une nuance de triomphe aux lèvres, avec LE remède à cette situation qui pouvait paraître en bien des points irrémédiable.


En effet, c’est lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques poignées de centimètres de moi, qu’il me débita, une proposition que je trouvais alors d'un grand raffinement psychologique, preuve indiscutable de son bon sens :

« Puisque tu es célibataire, puisque je suis célibataire. Quel mal y aurait-il à être ensemble?! Alors embrassons-nous! »


Cette idée saugrenue me sembla alors tout droit sorti de Nip Tuck.


En étais-je donc arrivée là?


Avoir enduré ce dernier demi-siècle, par ma condition d’invétérée solitaire, le statut de paria aux yeux du commun des mortels et tout ce calvaire pour quoi?


Afin de servir de cobaye humain à des expérimentations salivaires !?


Malgré mon âme charitable, le peu d'amour-propre qui me restait des désillusions amoureuses m’empêcha de m'avilir de la sorte.


C'est donc avec une certaine ferveur biblique, non sans prendre l'air fort accablé que je décrétai :

« Loin de moi l'idée que d’unir ma langue, (sans raison discernable), à la bave salive d’un être qui m'est presque inconnu et pour qui je ne ressens et ne ressentirais probablement rien me répugne, - car rien qu’à cette idée une sorte d’extase apparaît sur mes traits -, mais puisque tu me connais si bien, il t’est nul doute que si je refuse ton alléchante proposition, c’est simplement à cause de ma tendance naturelle à préférer garder pour moi ce que je pourrai donnais si généreusement aux tiers : en effet, par égoïsme, il m’est d’une évidence surprenante que je préfère conserver les quelques milliers de bactéries (au bas mot) que je risque de te véhiculer dans ce ballet lingual. Puisse tu donc me comprendre.


Par ailleurs, bien qu’étant une parfaite imbécile en ce qui concerne la géométrie anatomique, je me sens dans le devoir de te rappeler que mon épaule se situe à un endroit un tantinet plus élevé que celui que tu es en train d’explorer sans ménagement, certainement par mégarde, j’en conviens, étant persuadée que cet apprentissage tactile n’est pas le fruit d’un esprit pervers.


Pour finir, je ne saurai exprimer ma satisfaction très nette d'avoir débusqué pareil ami, prêt au moindre sacrifice aussi rude soit-il. Que ferai-je en effet sans toi ? Je me le demande.


Bien amicalement »



Et vous autres, mes chers amis,

Je vous embrasse

2 commentaires:

Anonyme a dit…

( franchement, j'ai adoré ton texte que j'ai bien évidemant lu jusqu'au bout . . . )

(^^)++

Anonyme a dit…

kikoo
bn bah jai mis ton lien sur mon blog j'espère que ça ne te dérangera pas, c'est sur mon article sur le célibat pasken fait tu mavé aussi mis un com dessus mais vas voir tu comprendras mieux je pense ! wala zoux et le célibat c'est un fénomène de société tout en est affecté je pense ! alors a biento
nitye !!!